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Les hauts fonctionnaires proposent un contrôle citoyen des dépenses publiques

Dans une tribune publiée par Le Monde le 18 janvier 2019, Fabien Tastet, président de la puissante Association des administrateurs territoriaux de France(AATF), c’est-à-dire les hauts-fonctionnaires des collectivités locales, constate à la fois l’attachement des français à la qualité des services publics mais aussi l’érosion continu du consentement à l’impôt et, surtout, “la recrudescence des suspicions de gabegie, de corruption et, au fond, du sentiment que l’action publique, trop complexe, est hors de tout contrôle.”

Il poursuit “Puisqu’ils ont le sentiment que l’argent public est mal utilisé, pourquoi ne pas donner aux Français la capacité de s’assurer du contraire ?”. Et il propose que des citoyens soient intégrés dans les organes de contrôle de la dépense publique comme les chambres des comptes. Avec comme objectif premier de “permettre à la population de se prononcer progressivement et sereinement sur l’utilisation de l’argent public” et, comme prolongation, que ceux-ci puissent “rapporter auprès de leurs concitoyens, faire des propositions concrètes d’économies, de réorientation des dépenses, de changement de priorités. Ou encore demander que se développe l’affectation de certains impôts à des dépenses spécifiques, comme garantie de transparence. Car, faut-il le rappeler, la colère des « gilets jaunes » est née du sentiment difficilement contestable que l’augmentation des taxes sur le carburant ne finançait pas exclusivement la transition énergétique.” Mais, l’auteur ne peut que constater que “sur les sujets de justice fiscale, la lettre aux Français est plus discrète…”.

Si les hauts fonctionnaires commencent à plaider pour un regard citoyen sur les affaires publiques la Relève Citoyenne, de son côté, entend bien former et accompagner les futurs élus.

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